Saint-Paul, les grandes préoccupations
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1. Aménager le territoire pour faire

a. Le constat

L’aménagement du territoire est une prérogative majeure de l’action municipale. Il doit s’inscrire dans un objectif de valorisation des atouts du territoire, de recherche du mieux-vivre, de développement équilibré.

Il n’y a pas de contradiction insurmontable dans des thématiques qui pourraient apparaître inconciliables. Il faut seulement faire preuve de volonté, de pragmatisme et d’esprit d’initiative.

Nous ne pouvons plus nous satisfaire, comme c’est actuellement le cas, d’une seule logique d’opportunités ponctuelles au coup par coup, résultant trop souvent d’initiatives extérieures..

Tout projet, d’initiative publique ou privée, doit s’inscrire dans un schéma pensé et défini dans son objet comme dans son niveau de contribution à l’organisation rationnelle et harmonieuse de l’espace et de son usage, pour favoriser le développement des activités et donc de l’emploi.

Tout projet, doit aujourd’hui et dans le futur faire l’objet d’une réelle concertation avec les habitants. Je me forcerai de consulter les usagers, les riverains autant que nécessaire, dans la mise en œuvre de tout projet impactant le cadre de vie de tout un quartier. Cette concertation sera accompagnée des moyens nécessaires pour que chacun puisse comprendre de quoi il s’agit afin d’assurer un vrai débat.

J’associerai par ailleurs tous les acteurs de l’aménagement du territoire, les promoteurs, les bailleurs, l’Etat, les collectivités locales, les associations dans le cadre d’une conférence annuelle de programmation durable.

La Commune doit reprendre et exercer tous ses pouvoirs sur l’aménagement, trop longtemps laissés, à la technocratie par défaut d’expression du politique, de compréhension et d’écoute des citoyens.

Elle se doit d’assumer pleinement ses responsabilités en promouvant ce qui relève de ses attributions, en soutenant l’initiative privée quand elle répondra aux besoins du plus grand nombre, et en définissant un cadre concerté de priorités quantitatives et qualitatives à satisfaire, et les conditions qu’elle devra respecter.

Depuis plus de 3 mandatures, Saint Paul et le TCO ont accumulé (et financé) une quantité d’études diverses dont la pertinence et l’utilité restent à démontrer.

La définition du contenu de notre cadre de vie ne doit plus être abandonné aux seules mains de « spécialistes », mais ressortir de l’écoute de la population, dont la connaissance des besoins, l’expérience des difficultés vécues au quotidien, sont à réhabiliter.

b. Le cadre réglementaire pour faire – Révision du PLU !

A la suite des différentes rencontres, en le constatant sur le terrain, grâce à vos remontées lors de la Co-construction du programme, et vos attentes exprimées, la révision du Plan Local d’Urbanisme (PLU) devient une nécessité pour un aménagement respectueux, harmonieux qui répond aux aspirations de l’ensemble des Saint-Paulois.

La révision du PLU doit être une réelle procédure de concertation et doit être autre chose qu’une simple formalité administrative, pour assurer aux citoyens une pleine compréhension du projet et la prise en compte de leurs observations.

Les nouveaux projets prévus dans notre programme d’action municipale, pour permettre leur mise en œuvre, nécessiteront d’être intégrés dans les documents réglementaires qui encadrent l’aménagement, avec le lancement sans délai de la procédure de révision du PLU.

Cette révision permettra également d’adapter la règlementation aux nouveaux modes d’habiter, de travailler, de se déplacer, de consommer, de pratiquer ses loisirs, etc. tout en répondant aux contraintes des changements environnementaux, dans le respect des grands équilibres (zones urbanisées/zones agricoles/espaces naturels/bas/mi-pentes/hauts).

Une attention particulière sera portée à la préservation des espaces agricoles, et à l’optimisation des affectations de surfaces propres à soutenir la transition agricole vers des productions pour la consommation intérieure.

Le PLU ainsi révisé se déclinera en plan de programmation des acquisitions foncières pour dégager les emprises nécessaires aux infrastructures publiques et aux équipements relevant des politiques économique, d’habitat, touristique et culturelle souhaitées par les Saint-Paulois.

Il faudra aussi trouver les solutions appropriées pour le déclassement de parcelles permettant notamment aux particuliers de construire pour leurs besoins et ceux de leurs enfants, sans réserver le quota de ces déclassements à Des Corporations de Promoteurs, comme cela a été fait jusqu’ici.

Cette révision sera ensuite portée par les représentants de la commune au TCO pour être inscrite dans le SCOT (lui-même nécessitant une mise à jour puisque les hypothèses de son élaboration initiale ont évolué – retard de la livraison de la NRL notamment-).

Outre son utilité immédiate, le PLU, ainsi révisé sera assorti d’un règlement détaillé qui permettra aux promoteurs publics et privés de disposer d’informations claires, précises et invariantes dans le temps, nécessaires pour leurs projets de programmations.

2- Urbanisme -Habitat

La décision par la municipalité actuelle de vendre le bailleur social réunionnais qu’elle contrôlait à un organisme métropolitain donne la mesure de la volonté de celle-ci de maîtriser sa politique de logement.

Au contraire, la Commune doit se réapproprier la totalité de sa capacité décisionnelle dans les domaines de l’urbanisme et de l’habitat, et étendre les moyens de contrôler non seulement les conditions de production des opérations de logements, mais aussi celles de la gestion des programmes, notamment collectifs.

Elle se doit notamment d’imposer des dispositions règlementaires ou contractuelles qui lui permettront d’exercer un réel pouvoir d’intervention sur le bailleur (si celui-ci comprend son intérêt a bénéficier d’un partenariat intelligent et pérenne avec la Commune), et cela lors de l’examen du projet dans toutes ses composantes, ainsi que sur les prix des loyers et sur les engagements en matière de gestion des espaces communs, de la maintenance et de l’entretien.

Certains se demanderont si la Commune a réellement les moyens d’imposer de telles orientations aux opérateurs publics et privés.

Elle déploiera d’abord sa capacité d’action au travers des outils réglementaires dont elle disposera avec le PLU et le SCOT mis à jour ; par ailleurs, l’attractivité naturelle de son territoire, comme le contexte de développement qui sera amplifié, vont inéluctablement inciter les opérateurs à être très attentifs aux demandes exprimées par la collectivité, et à privilégier l’instauration de relations de coopération profitables à chacun des partenaires.

a. Une politique définie et maîtrisée

La politique de l’habitat ne peut se réduire à l’accumulation d’opportunités foncières, qui ne tiennent pas compte des besoins d’équipements devant impérativement accompagner l’installation des nouvelles familles.

Dans ce domaine, il faut sortir de la seule logique quantitative, en particulier pour le logement aidé.

Les études démontrent que la population s’accroît beaucoup moins rapidement aujourd’hui qu’il y a 30 ans. En effet, il était prévu que nous serions environ 120.000 Saint Paulois à l’horizon 2020, or on s’oriente plutôt vers 106.000 habitants. Il faut donc se poser les bonnes questions.

Ainsi, faut-il continuer d’urbaniser sans discernement l’ensemble des quartiers, alors que, par exemple le projet de Cambaie/Ecocité envisage près de 30 000 habitants, au regard de tous les enjeux environnementaux que cela emporte ?

Nul doute qu’il faut répondre aux besoins de logements supplémentaires, mais sans sacrifier pour autant le cadre de vie que ceux-ci doivent offrir, sans détériorer celui des résidents déjà installés, ni réduire nos espaces naturels et nos zones agricoles.

Il ne faut plus se satisfaire d’attendre les seules initiatives des promoteurs ou investisseurs pour les qualifier ensuite de programme municipal de développement urbain soi-disant planifié et maîtrisé mais, tout en conservant le droit de ces initiatives à s’exprimer, définir ce que la commune veut et doit faire réaliser pour satisfaire les besoins, et les nouveaux produits à proposer (logements des jeunes, résidences séniors, etc).

La Commune doit fixer le quoi, le où, le quand, et le comment dans la réalisation des opérations, les conditions qui répondent à ses priorités, en assurant les opérateurs que, dès lors qu’ils s’inscrivent dans le cadre ainsi défini, le projet bénéficiera d’un soutien et d’un partenariat actifs de la commune.

Dans cette perspective, en parallèle aux rapports bilatéraux avec chacun des bailleurs et promoteurs, la Commune organisera une conférence annuelle des promoteurs et des bailleurs pour faire un bilan régulier de l’état d’avancement de la politique communale de l’habitat, portant aussi bien sur les projets et les réalisations d’opérations neuves, sur les réhabilitations, que sur les conditions de gestion et les rapports aux occupants.

Sera associée à cette conférence la mise en place d’un système d’échange de logements au sein de l’ensemble du parc existant sur le territoire de la commune, pour répondre au mieux à l’évolution des besoins des résidents tout en favorisant le maintien au plus près de leur environnement de vie.

b. Pour des logements de qualité et qui répondent aux besoins de tous

La politique de l’habitat ne s’arrête pas à la production de logements neufs, et la responsabilité de la commune s’étend aussi aux conditions dans lesquelles ces logements sont attribués

La conférence des bailleurs et promoteurs permettra de mettre l’accent sur les situations observées sur le terrain et relayées par les élus de quartier, les citoyens et les associations et décider des mesures à mettre en œuvre dans des délais fixés.

Elle attachera une attention particulière aux conditions de rigueur et de transparence des procédures d’attribution qui relèvent de sa compétence.

A ce titre, elle se constituera également une capacité de réservation pour répondre aux situations d’urgence de relogement (détresses familiales, sinistres, etc.).

La Commune, en s’appuyant sur le réseau associatif, suscitera et soutiendra les initiatives de syndics de copropriété coopératifs et la formation des copropriétaires (dont le manque de connaissances explique souvent l’état de délabrement de certains immeubles), les expériences de colocation et d’habitat inter-générations.

De même, elle s’associera aux expériences de cogestion, en vue de favoriser le vivre ensemble, le respect et l’amélioration du cadre résidentiel et la baisse des charges.

Dans les quartiers, l’état des logements en décrépitude impose de déployer un grand plan de rénovation. C’est là aussi que la Commune se réappropriera toute sa capacité d’intervention dans ses rapports avec les bailleurs, les promoteurs et aussi les organismes spécialisés dans l’amélioration de l’habitat existant.

Il n’est pas acceptable par exemple que des logements, notamment sociaux, soient d’une qualité telle que l’état d’insalubrité apparaisse 6 mois après leur livraison.

Le logement intermédiaire s’adresse en priorité aux familles dont les revenus se situent entre un et deux Smic. Cependant, il reste des familles qui, aujourd’hui, rencontrent les plus grandes difficultés à se loger, faute de dispositifs et de produits adaptés à leur situation financière dépassant ce seuil.

La commune interviendra auprès des opérateurs pour engager avec eux le partenariat nécessaire afin de lancer des programmes expérimentaux permettant à ces familles modestes, exclues des aides, de pouvoir intégrer des programmes de logements correspondant à leurs tranches de revenus.

c. Réalisés selon des normes adaptées à notre cadre de vie

Trop souvent, les normes de construction n’intègrent ni les particularités de notre territoire, ni les usages et les réalités de notre mode de vie.

A titre d’illustration, la deuxième commune de France par l’étendue de son territoire se voit imposer des normes de capacité de stationnement pour l’habitat identiques à celles de villes dont la superficie est dix fois plus réduite, sans tenir compte du contexte des déplacements dans notre département.

Cette simple constatation impose d’accompagner l’accroissement impératif de l’offre de transport public par une adaptation des règles de capacité du stationnement résidentiel appliquées aux promoteurs.

On ne peut continuer à imposer des règles qui ne correspondent pas à nos usages d’habiter. Nous devons donc retrouver notre empreinte locale, notre art de vivre en particulier dans nos constructions sociales.

Ainsi, par exemple, le climat de La Réunion, et particulièrement saint-paulois, permettant de vivre dehors quasiment toute l’année, il n’est pas acceptable de se contenter d’un balcon qui ne peut même pas accueillir une table et des chaises.

Le balcon doit être considéré comme une pièce à vivre à part entière. De même, puisque nous avons plaisir à cuisiner, nous devons pouvoir le faire dans un espace suffisamment dimensionné.

Pour ce faire, une série de dispositions sera associée à la réglementation du Plan Local d’Urbanisme pour promouvoir et améliorer la qualité des constructions, leur durabilité, leur impact écologique et leur insertion dans un environnement à préserver. La validation des projets des promoteurs intègrera non seulement le respect de ces dispositions, mais appréciera également leur capacité d’innovation et leur inventivité pour de nouvelles solutions.

3- Des projets – Le Saint-Paul de Demain !

L’initiative communale s’exercera dans toute son amplitude sur tous les domaines de sa responsabilité, ainsi que sur ceux où son droit d’interpellation des partenaires ou des institutions en charges de certaines compétences pourra peser afin d’accompagner la politique d’aménagement de la commune.

Parmi les projets du programme :

a. Espaces Services de Proximité - La mise en place de « réelles » mairies annexes

Il faut mettre fin à une logique mécanique de décentralisation territoriale excessive des services publics municipaux quand elle ne s’accompagne pas d’une offre complète ou renforcée de ces services. Combien de mairies annexes ne remplissent pas leur rôle faute de moyens suffisants, et imposent de maintenir le recours aux services de la mairie centrale ?

L’objectif est ici de conjuguer une amélioration de l’offre de service avec une redynamisation des quartiers.
La Commune engagera la modernisation du maillage territorial des mairies annexes en lançant un vaste programme de centres administratifs de plein exercice, avec un élargissement optimal de la mise à disposition des usagers des services municipaux (de l’état-civil à l’urbanisme), en exploitant notamment les facilités de liaison avec les services de la Mairie centrale que permet l’informatique.

La création de ces pôles administratifs municipaux et des espaces Services de Proximité sera une opportunité pour y accueillir d’autres organismes en contact avec le public (SS, CAF, Pôle Emploi, etc.), sous forme d’antennes permanentes ou ponctuelles.
La construction ou le réaménagement de ces nouvelles mairies annexes devra permettre l’agrégation d’activités de service complémentaires (centres de santé, agences bancaires, etc.) afin d’identifier l’espace comme un élément moteur du centre du quartier et de son animation.
Pourront s’y adjoindre un pôle transports publics et privés (arrêts et correspondances des lignes) et le marché forain.
Les flux d’usagers ainsi produits par le regroupement de ces espaces services participeront activement au développement de l’attractivité des centres urbanisés où ils seront implantés, et favorisera la redynamisation du tissu commercial.

La redynamisation des quartiers, la gouvernance de proximité, le respect de la population passent inéluctablement par cette prise de conscience et cette nécessité de changer.

Être plus proche des Saint-Paulois, être plus à l’écoute et répondre à leur aspiration ne seront pas de simples promesses mais des actes décisifs. Je vous proposerai une évaluation régulière des résultats de nos politiques publiques et le contrôle de notre gestion pour mesurer les effets de notre action communale sur votre quotidien. Tous les habitants pourront évaluer et donner leur avis.

b. Redynamisation du centre-ville de Saint Paul et du front de mer

La réaction quelque peu tardive et opportuniste de certains de nos élus contre les situations de monopoles commerciaux qui se renforcent doit impérativement dépasser les seules incantations de ceux qui s’achètent ainsi trop facilement une bonne conscience, et se traduire en actions.

Il est impératif de préserver et développer un tissu de commerces et de services de proximité vital pour notre économie, pour notre pouvoir d’achat et pour le dynamisme de nos quartiers, notamment du centre-ville.
On doit capitaliser l’animation et les flux de chalandise créés par les marchés de plein air pour qu’ils bénéficient aux commerces du centre-ville et des quartiers, afin d’en faire des centres commerciaux à ciel ouvert, avec une offre de stationnement, amplifiée sans asphyxier les centres urbains, en créant de nouvelles places en ouvrage sur la périphérie, en silo …

La remise en état du ponton du Quai Gilbert, dont l’inutilité intolérable est encore une preuve de laxisme, permettra d’agrémenter les animations, les événements mais aussi de le restituer aux usagers de la mer et aux promeneurs.

Je proposerai dans le cadre de l’ouverture à la mer et de l’accès à la plage l’ouverture d’une concertation avec la population, les services de l’Etat afin de créer un débarcadère adapté à la mise en service d’une navette maritime reliant les zones littorales sud au centre-ville.
Nous offrirons ainsi une solution de transport plus respectueuse de notre environnement, réduisant la circulation sur les voiries, et créant un surplus de visiteurs (usagers quotidiens, touristes), ouvrant l’accès du centre-ville de Saint-Paul directement face à la mer et relançant les activités dans la Baie de Saint-Paul.

Ce nouveau débarcadère permettra la création d’un bassin de baignade pour que le front de mer retrouve les pratiques balnéaires de notre enfance et amplifie l’attractivité touristique nécessaires à la dynamisation du centre-ville.

Le retrait des écoles « Eugène Dayot » sur le front de mer en libérant des espaces, donne une occasion de renforcer son aménagement.
Saint-Paul Ville devra faire l’objet d’une programmation concertée avec la population, avec les commerçants du centre-ville et les services de l’Etat en proposant :

  • La création d’un pôle de loisir évènementiel par une réappropriation de la frange du quai Gilbert occupée actuellement par des services administratifs ou des locaux publics, devenant ainsi notre « carré cathédrale » ouvert sur la mer,
  • La création d’une cité administrative regroupant l’ensemble des services communaux destinés à des actes administratifs purs, pouvant regrouper également les antennes du Département et de la Région ;

Cette zone administrative en front de mer en lieu et place des écoles, du CCAS favorise l’activité commerciale en journée avec le flux des agents et le regroupement de ces administrations ouvre des espaces qui complèteront les surfaces du marché forain et qui pourront être investis pour une vie animée le soir et les week-ends. Avec cette grande place ainsi redimensionnée et réaménagée, Saint-Paul deviendra ainsi une ville animée et dynamique ouverte à la culture, à l’animation.

L’aménagement sera accompagné de la requalification du marché couvert qui deviendra accessible par le côté front de mer,

  • Le centre-ville fera l’objet de la création d’un véritable pôle commercial avec des aménagements que les commerçants nous aideront à définir, tels qu’un carré piéton, un espace « carré d’or », une offre de stationnement, un schéma de circulation, un calendrier d’animation, une politique de sécurité et de propreté, etc., …
  • La redynamisation du centre-ville passe aussi par la requalification de la Chaussée Royale afin de préparer la future liaison avec la zone de Cambaie. Il sera nécessaire de préfigurer les emprises nécessaires pour un transport type tram-train, tramway qui a déjà été intégré à ma demande dans le projet écocité.
  • Nous devrons nous préoccuper également de l’entrée de Ville côté chaussée royale avec la création de logements, d’activités commerciales et la création de 350 places de parking en silo,
  • Il en est de même pour l’espace de l’ancien hôpital Gabriel Martin, qui devra être traiter en urgence pour redonner à ce secteur la vitalité et l’animation qu’il mérite.

c. Saint-Paul - Ville d’Art et d’Histoire

Saint-Paul, berceau du peuplement de La Réunion dispose d’atouts, d’un patrimoine qui méritent une mise en valeur par une politique communale volontariste.
Réhabiliter notre patrimoine naturel, historique et culturel dans toutes ses expressions et lui redonner la place qui doit être la sienne en le réinsérant dans notre vie quotidienne, au-delà du seul souvenir mémoriel et dépassant le respect qui lui est dû.
Le patrimoine n’est pas un cimetière, il doit rester vivant et contribuer au développement de notre commune.

Retrouver, dans chaque quartier de notre territoire, avec l’aide de ceux qui en ont la mémoire, les traces de ce qui a jalonné et construit notre histoire commune, lieux, bâtiments, pratiques, usages, traditions, les mettre en valeur et leur redonner la vigueur dont ils ont été trop longtemps privés.

Cette réhabilitation participe d’abord au maintien du ciment qui constitue notre communauté, elle contribue ensuite à l’enrichissement de notre territoire, à son attractivité et au développement des activités qui en découlent, créatrices d’emploi (tourisme, artisanat, loisirs, éducation, etc.).

Le Centre-ville et ses bâtiments, La grotte des Premiers Français, l’Etang St Paul, le Bernica, le Tour des roches, le littoral et son débarcadère, le Maïdo, Mafate, les Hauts, ainsi que chaque quartier, sont autant de perles d’un collier dont le potentiel a été trop longtemps ignoré.

Tous ces sujets et, d’une manière générale, tout ce qui relève de l’action publique municipale dans le domaine de l’aménagement, doit s’inscrire dans un cadre réglementaire clair, qui donnera à la commune, si le partenariat ou la négociation n’aboutissent pas, les moyens de faire appliquer les principes et les décisions qui fondent son ambition.

d. Saint-Paul Ville - poumon vert et sentier du littoral

Saint Paul, avec son littoral, son arrière-pays, son patrimoine naturel et historique, est la zone d’attractivité touristique majeure de La Réunion.

L’aménagement d’une ville ne se résume pas à la construction de logement, mais le cadre de vie, la santé de ses habitants constituent un des fils conducteurs de la politique municipale.

Saint-Paul ville dispose à ses deux extrémités d’espaces de respiration, avec un vrai poumon vert du côté Sud qu’offre le parc boisé de la grotte des premiers Français, et l’Etang Saint-Paul du côté Nord. Mais Saint-Paul dispose aussi d’espaces importants à aménager, à valoriser pour offrir à tous ses habitants des lieux pour retrouver la nature, tels que le Maïdo, Mafate, les hauts de Saint-Paul, les zones forestières, la savane.

Parmi les projets trop longtemps différés nous relancerons vigoureusement la réalisation du sentier littoral, qui s’intégrera pleinement au cheminement partant de La Possession jusqu’à Saint Leu et qui constituera un des vecteurs importants de valorisation de ce capital naturel, et dont la conception doit également participer à l’offre de loisirs, de santé touristique, et à la création de services créateurs d’emplois.

La Commune doit se doter de cet équipement d’animation et de loisirs qui sera en outre une vitrine unique pour découvrir la richesse de son littoral et de ses paysages, comme du centre-ville, et pourra participer, par des aménagements adaptés, à la protection de certaines zones contre l’érosion (centre-ville, La Caverne) et au renforcement de la mise en valeur de la zone de l’Etang.
A cet effet, elle interviendra énergiquement auprès du TCO pour la réalisation rapide de cet équipement, trop longtemps différée, et selon un programme spécifiquement adapté à son territoire,

Les hauts de Saint-Paul devront bénéficier des mêmes actions communales pour la valorisation de ces espaces. Le rééquilibrage entre le littoral et les hauts permettra un développement harmonieux du territoire.

e. Le Port de Saint Gilles

Après de multiples tergiversations, on peut supposer qu’il sera à terme mis fin à l’imbroglio du Port de St Gilles dans lequel ni la municipalité, ni le TCO, ni la CCIR, n’ont cessé de s’empêtrer, et de faire preuve du peu de considération qu’ils accordaient aux usagers, tout en sacrifiant le potentiel d’attractivité touristique, commerciale et d’animation scandaleusement inexploités.

La Commune exigera fermement que le TCO conclue sans délai le transfert de compétence et imposera la réalisation d’un programme de rénovation des équipements et des services portuaires et commerciaux, assorti d’un contrat de maintenance et d’entretien rigoureux.

f. La réappropriation de l’usage de nos plages après la crise requin

Aucune municipalité ne peut continuer de se rendre implicitement complice de l’impasse de la crise requin, dont la gravité mérite mieux que l’invective ou la passivité.

Au-delà de la perte d’attractivité pour notre île par la dégradation de son image, c’est un véritable drame avec des pertes humaines et un kidnapping de nos plages que nous subissons.
Personne ne peut admettre que les positions des divers protagonistes sont inconciliables.

La confusion est entretenue par des intégristes de tous bords, qui brouillent toute analyse rationnelle du problème et toute définition négociée de mesures efficaces. Il existe des solutions, depuis longtemps éprouvées, en Australie et en Afrique du Sud notamment, qui nécessitent une volonté ferme de faire.

La commune doit impérativement assumer tout son rôle dans la réponse technique permanente à cette question, et entreprendre si nécessaire les actions de promotion de l’éducation à de nouveaux comportements.

Accès à la Mer :

Nous dissocierons et répondrons séparément à l’accès à la mer pour la baignade et l’accès à la mer pour l’activité et la pratique du Surf. Les deux sujets sont très importants, avec leurs particularités et, pour ces raisons, je ne souhaite pas en faire l’amalgame et les opposer.

Je propose d’apporter les réponses nécessaires en concertation avec tous les usagers, surfeurs et familles, les services de l’Etat, et les équipes de maîtres-nageurs sauveteurs qui sont pour moi les premiers en contact avec les deux publics et qui vivent au quotidien le risque requin. Je m’appuierai sur leur connaissance et leur expérience.

Accès au lagon :

Dans toute nos actions, nous devrons avoir à l’esprit que la destruction des coraux amènerait la disparition progressive de notre lagon et avec elle, tout un pan de l’activité touristique et ses conséquences sur l’économie et l’emploi

Là aussi la commune doit favoriser une pratique préservant notre lagon dans le respect des traditions. Le pique-nique du dimanche sera réhabilité, dans des conditions d’accueil et d’usage conformes à ces deux objectifs.

L’activité économique et touristique balnéaire sera organisée selon des règles qui respectent le développement durable et assurent la protection de notre lagon.
En amont du lagon, des dispositions seront prises pour les espaces habités, les espaces agricoles, afin de limiter la pression sur notre barrière corallienne.

Je m’engage à apporter toutes les réponses sur l’aménagement, la circulation, la piétonisation, les équipements nécessaires pour la propreté et l’hygiène des sites, l’accueil … en conclusion, tout ce qui est nécessaire pour continuer à profiter de ces espaces tout en les préservant pour les générations futures.

Pour ce sujet important, une concertation sera mise en place dès notre arrivée en mairie avec les usagers, les habitants, les services de l’Etat, les différents acteurs ;

4- Les Projets d’aménagements engagés

Nous pouvons nous projeter sur des chantiers d’avenir à plus ou moins court terme. Des projets d’aménagement vont impacter demain et après-demain notre cadre de vie et celui de nos enfants. Mais, à votre contact depuis plus d’un an, je constate que l’aujourd’hui, le quotidien est aussi une inconnue pour vous.

Trop souvent, des projets d’aménagement se déroulent sous votre fenêtre sans pour autant que vous sachiez de quoi il s’agit, ce qui est prévu en termes de programme autre que le logement et pour finir, vous découvrez un beau matin que des immeubles ont été réalisés sans équipements pour améliorer votre cadre de vie.

Cette situation n’est plus tolérable.
Dès notre arrivée en mairie, je proposerai pour chaque quartier un inventaire de ce qui est prévu, j’associerai la population aux corrections nécessaires pour la prise en compte de vos attentes. Toutes les remarques formulées lors de nos rencontres seront étudiées et les réponses apportées.

Ma consultation citoyenne ne s’arrêtera pas au 22 mars mais bien au contraire, dès le 23 mars 2020, nous mettrons en place les outils pour venir à votre rencontre afin d’adapter les projets d’aménagement de chaque quartier et cela, pour les six années qui viennent.

D’ores et déjà je vous propose de prendre connaissance des projets d’aménagement engagés qui me préoccupent :

a. La Zac de Saint-Gilles

Sur 60ha, aménagement à court/moyen terme avec une programmation de 1.000 lits supplémentaires pour le développement touristique. Cet aménagement et cette densification passent nécessairement par la requalification des axes urbains, de nouvelle route, la création de pôle nuit, d’espace d’animation et de jeux. Un développement dans le respect du littoral et du lagon.
Cette opération ne peut se réaliser sans vraie concertation avec la population, plus particulièrement sur les problématiques du respect environnemental, de la sécurité, des transports, des parkings.

b. La RHI - Trou d’eau

Résorption de l’Habitat Insalubre de 90 logements et ses quartiers environnants. C’est sur ce type de programmation, d’aménagement que la concertation devra être plus large avec la population du quartier.
Changer d’habitation, c’est changer de vie !
Améliorer son cadre de vie passe aussi par le respect de ses traditions et la nécessité d’évoluer ensemble et d’un commun accord
Dans nos rencontres sur le terrain, j’ai pu entendre plusieurs revendications, plusieurs demandes que j’ai enregistrées et que je ne manquerai pas de traiter dès notre arrivée en mairie.

c. La RHS – BELLEMENE MACABIT

Projet de résorption de l’habitat – 370 logements dans le quartier de Bellemène. La livraison de ce projet de restructuration de l’habitat est prévue pour 2022.
Il est nécessaire et important de rassembler tous les acteurs afin de mettre en place l’accompagnement sociale des familles,
Plus de 370 logements seront proposés, la dynamique sociale du quartier, les équipements communaux, les servitudes, les trottoirs, les abris bus, le traitement des déchets autant de questions sans réponses précises qui m’ont été signalés.

Je m’engage à la mise en place d’une concertation avec le promoteur/bailleur, les habitants du quartier, les différents services communaux et les autres acteurs pour répondre aux questions qui sont posées.

d. La RHI – BOUILLON

Résorption de l’Habitat Insalubres sur le quartier de Bouillon – Grande Fontaine – programme de 105 logements en cours.
Une concertation sera mise en place avec la population pour définir les choix à opérer dans l’organisation des espaces, sur les modes d’accès et de circulation à Grande Fontaine. De par la proximité de l’étang Saint-Paul, les habitants m’ont confirmé la nécessité de protection de l’environnement mais aussi du développement touristique, artisanal et agricole à mettre en place.

e. La RHI – BOIS ROUGE

Résorption de l’Habitat Insalubres sur le Bois Rouge – programme de 317 logements en cours.
Les habitants du quartier seront à nouveau sollicités pour la validation de la fin de l’opération et la vérification de la réalisation de tout le programme d’aménagement, les réseaux, les servitudes, les espaces verts, les équipements de proximités, …

f. Structuration du bourg du Guillaume

Projet en cours – 431 logements.
Ce projet est l’illustration d’une densification sans concertation, sans prévision des places nécessaires aux abords des équipements tel que l’école, d’un aménagement qui ne prend pas en compte les besoins en termes de circulation et le relief du secteur.

La structuration du bourg du Guillaume nécessite à ce jour une concertation pour la vérification des équipements structurants du quartier et/ou des modes de circulation à privilégier pour accéder aux différents services nécessaires au quotidien.

g. La ZAC Sans Souci

Projet en cours – plus de 1.900 logements.
A la rencontre des habitants de Sans Souci, j’ai eu beaucoup de questions sur le devenir de ce quartier de Saint-Paul, trop longtemps abandonné mais pour lequel l’aménagement s’est imposé à eux.

La question que nous pouvons et nous devons nous poser, peut-on aménager, peut-on densifier un quartier sans se soucier de sa population ?

Avant tout projet d’urbanisation, les élus, les opérateurs et tous les acteurs ont l’obligation de s’assurer de la bonne compréhension du projet par les habitants, premiers concernés par les changements de leur cadre de vie.

J’ai malheureusement constaté que sur Sans Souci, le sentiment est inverse.

Dès notre arrivée en mairie, je proposerai une pause dans l’avancement des travaux et la mise en place d’une réelle concertation avec la population de Sans Souci.

h. La ZAC Marie Caze

Projet en cours – plus de 800 logements. Projet CBO TERRITORIA.
Les informations recueillies lors des différentes rencontres des habitants dans le périmètre de Saint-Paul IV, de « 3 chemins » m’obligent à me poser des questions sur le respect des engagements initiaux.

Je me réserve le droit d’inventaire et la vérification des engagements du promoteur. Un contrôle s’impose sur le décalage entre les prévisions et les réalisations, notamment la réalisation des équipements commerciaux, de la crèche, de la maison de quartier, de l’aménagement de parkings, du carrefour de la RD4,

i. La ZAC EPERON

Avec Sans Souci, « Kartyé L’Eperon » est l’un des plus gros projets d’aménagement en cours sur la commune– près de 1.600 logements et un projet commercial.
Les remontées de terrain me font part d’un aménagement important, mais avec des manquements sur la réalisation des équipements structurants au plus près des habitants.
L’Eperon est la zone nouvelle, une zone de densification où certaines précautions n’ont pas été prises en considération. Les logements sont construits mais les équipements, les espaces de jeux et de loisirs, les espaces urbains paysagers ne sont pas réalisés.

Il reste beaucoup à faire pour le mieux vivre ensemble dans la nouvelle ville de l’Eperon.

Je m’engage dès notre arrivée en mairie à reprendre ce dossier et à imposer les corrections nécessaires.

j. La ZAC SALINE

Projets d’aménagement en cours - 1.500 logements, des équipements publics, des commerces, services, loisirs,parc urbain, équipement sportif, gare relais ….
Sur le terrain les habitants me font part de leur méconnaissance du projet et de la nécessité, dans ce type de projet, d’aller au-delà des enquêtes publiques pour obtenir son autorisation.

Pour la population, il y a une vraie nécessité de partager, d’échanger, de proposer sur les aménagements futurs sur leur quartier.

Dès notre arrivée en mairie, je m’engage à ouvrir un grand livre, une nouvelle page pour le quartier de la Saline.
La nécessité de concertation s’impose d’elle-même. Pouvons-nous ici aussi poursuivre les aménagements d’un quartier sans y associer sa population ? Imposer des barres d’immeuble sans tenir compte de la réalité du terrain ?
Toutes ces questions, ces observations recueillies pendant la période de co-construction du programme que j’ai proposée, démontrent une chose : l’impérative nécessité de l’écoute de la population dans l’aménagement de son territoire.

k. Les Opérations PROPRIE’TER

il s’agit d’opérations sur différents quartiers de la commune de Saint-Paul. Des opérations d’intervention de la SEMADER qui ont en charge d’aménager les terrains communaux (grandes parcelles) afin de les viabiliser et offrir aux familles l’accession à la propriété.

L’objectif visé :la mise en place de programme de logements pour plus de 530 familles.

Opération en cours depuis 2012, dès notre arrivée en mairie, je mettrai en place une rencontre entre le porteur de projet et les acteurs des quartiers concernés pour un point général
A l’issue de cette rencontre, la population sera tenue informée du plan d’action communal.

5- Le droit d’inventaire

Il est singulier de constater, à quelques semaines des élections, la frénésie que s’est soudainement emparée de la municipalité actuelle pour lancer, à grand renfort de publicité, des projets qui, en 6 ans de mandat, voire 15 ans pour certains, n’avaient fait l’objet d’aucune avancée.
On pourra regretter qu’un réveil aussi tardif qu’opportuniste ait fait perdre des années aux citoyens de Saint Paul, en attente de la réalisation d’opérations qui pouvaient permettre le développement de la commune.

Sans systématiquement remettre en question ces projets, le droit d’inventaire sera exercé pour vérifier que les projets en cours ou en étude correspondent bien aux objectifs que la commune et les citoyens ont exprimé, et imposer les mesures correctives nécessaires.

1- GABRIEL MARTIN :

Ainsi, la vente des terrains et des bâtiments de l’hôpital Gabriel Martin à des promoteurs devra être réexaminée. La commune, associée à la direction du CHOR, a dernièrement décidé de céder au plus offrant un bien public, l’alibi d’une commission chargée d’examiner la proposition de programme immobilier associée à l’offre de prix n’étant qu’une précaution de façade, car l’on sait bien que c’est le montant de l’offre qui l’emportera sur le contenu du projet.

Rappelons d’abord que la question de la propriété de cet équipement n’est toujours pas purgée, et qu’elle fragilise la régularité de toute transaction.

Rappelons également que le manœuvre consistant, à prétexter que le prix de cession est nécessaire pour boucler le financement des travaux du CHOR, et à exploiter cette situation pour forcer la vente, a été maintes fois dénoncée.

On regrettera que la municipalité en place entre 2008 et 2014 ait accepté, par manque de rigueur, par facilité ou pour s’assurer de la paternité du lancement des travaux du CHOR, de légitimer indirectement des prétentions de propriété qui ne sont pas irréfutables.

La position exprimée par les membres de la municipalité de cette époque est un singulier exercice de réécriture des faits pour exonérer ses représentants de leur responsabilité dans la situation actuelle.
En effet, lorsque le montage financier des travaux du CHOR a été défini en collaboration avec cette municipalité, qui incluait le reversement du produit de la vente de l’hôpital Gabriel Martin, pourquoi alors cette municipalité n’a pas exigé que cet équipement, compte tenu de son importance pour l’organisation urbaine du centre-ville, soit entièrement maîtrisé par la commune à un prix déterminé par le service des Domaines, charge à elle, si des droits de propriétés étaient confirmés au bénéfice du CHOR, de le dédommager à due concurrence ?

Car maintenant pousser des cris vertueux en réclamant l’exercice du droit de préemption, comme elle l’a fait dernièrement, est un peu tardif ; en effet si la commune préempte, elle sera tenue de le faire au minimum au prix proposé par le promoteur !

Au-delà de cet état de fait, c’est, une fois de plus un manque flagrant d’ambition, d’initiative et de vision d’avenir dont les municipalités qui se sont succédées depuis 2008 font ainsi l’aveu.
Force est de constater que, là non plus, la commune actuelle n’a aucun projet pour la redynamisation de ce secteur du centre-ville, et qu’elle laisse aux promoteurs les pleins pouvoirs de proposer un programme de requalification d’un espace stratégique qui va remodeler complètement le sud de St Paul-ville.

On constate par ailleurs que ce manque d’ambition est largement partagé par certains, qui ne trouvent à proposer que d’y installer des administrations …bel exemple d’ambition pour la revitalisation et l’animation du quartier, avec des centaines de m2 de bureaux qui seront déserts à partir de 16.h en semaine, et du vendredi midi au lundi matin, et aucune création de nouvelles activités et donc d’emplois.

On sait que les objectifs de rentabilité financière d’un promoteur immobilier s’opposent par nature à l’intérêt public dont la collectivité est garante devant les citoyens qu’elle représente. Quand bien même la cession à un privé n’est pas en soi interdite, elle aurait dû être conduite et dirigée entièrement par la collectivité, indépendante des objectifs strictement financiers de son associé dans cette affaire, avec un cahier des charges détaillé et un programme précis qui imposent le contenu et la destination du projet, les fonctions qu’il doit assurer et les contraintes d’insertion et de contribution à la redynamisation du secteur.

2- Parc Hôtel du Maïdo :

Il en est de même pour l’appel à projet lancé en novembre 2019 (pour une réponse en début février !) concernant le Parc Hôtel du Maïdo.
On s’étonnera qu’un bien acquis par la commune en 2004 ait attendu pendant trois mandats municipaux successifs de faire l’objet d’une décision de le réaffecter à l’activité hôtelière, avec une procédure qui sera clôturée à quelques semaines des élections.
On s’étonnera tout autant de l’indigence du cahier des charges de cet appel à projet, qui renvoie aux candidats le soin de fixer leurs objectifs d’exploitation comme de création d’emplois.

Sur ce dossier aussi, la Commune devra redéfinir ses niveaux d’exigence pour que les retombées en termes d’attractivité, d’emplois directs et d’emploi induits, de développement de l’artisanat et de toutes les filières liées au tourisme répondent au niveau d’ambition voulu.

3- Les GRANDS PROJETS …

Saint-Paul dispose d’un fort potentiel mais Saint-Paul accuse un retard certain en termes d’aménagement structurant. Il faut réveiller le Grand Ouest et lui donner corps pour un rééquilibrage du territoire de La Réunion.

Au côté du projet du centre-ville de Saint-Paul, deux projets de grande ampleur sont prévus pour les années à venir : La ZAC RENAISSANCE III et l’ECO-CITE.

Pour ces deux projets et pour répondre à la nécessité d’associer la population à la décision, je m’engage dès mon arrivée en mairie à la mise en place de la « Maison des grands projets ».
Comme je l’ai énoncé, ces 2 projets feront l’objet de nouvelle concertation sur les aménagements à proposer.

4- Zac Renaissance III

Pour ce qui concerne la Zac Renaissance III , exemple regrettable de la répétition des erreurs d’urbanisme antérieures et de manque d’imagination, il sera nécessaire revoir le programme et la logique d’étalement proposés, avec plus de respiration, une offre d’espaces et d’équipements publics plus étoffée, un plan de déplacement et de connexion plus économe, des sous-ensembles d’habitat formant de véritables quartiers et non pas des viviers de consommateurs pour grandes surfaces, avec des offres services et de commerces de proximité complètes et diversifiées, etc., qui devront être définis au travers d’un partenariat véritable avec la population.

5- Ecocité/Cambaie

Le projet Ecocité/Cambaie est un sujet que je connais bien, ayant eu à le diriger jusqu’en 2017 au titre de mes fonctions dans la Commune et au TCO.
Devant l’impossibilité de faire statuer sur les décisions que je proposais pour faire avancer cette opération et exercer une véritable direction du projet par ces collectivités, j’ai décidé de mettre fin à mon intervention pour ne pas cautionner le laxisme dans lequel ce dossier s’embourbait, laxisme qui n’a pas été improductif pour certains intérêts particuliers.

La seule solution mise en place depuis a été, une fois de plus, que la commune et le TCO abandonnent leurs responsabilités au profit d’un Groupement d’Intérêt Public (GIP) créé à l’initiative de l’Etat. Encore un exemple du bon usage de la décentralisation réclamée par nos élus !

Il est absolument impératif que la commune reprenne et exerce ses pouvoirs de conduite de l’aménagement de son territoire, plus nécessairement encore dans un projet majeur pour son développement urbain et économique.

Elle doit se réapproprier complètement ce projet capital pour son avenir et en faire partager les ambitions à tous les Saint-Paulois, afin de créer, non pas une ville nouvelle, mais l’extension naturelle, intelligente et exemplaire de la zone centre-ville /Savannah/ L’Etang, qui dispose d’une capacité foncière permettant d’accueillir non seulement les équipements et services dont la capitale de l’ouest doit se doter, d’attirer les activités et services à la recherche d’implantations, mais aussi de répondre de manière inventive aux besoins d’habitat que certaines zones n’ont plus la capacité d’accueillir .

Sur ce dernier point, s’il faut répondre à la demande actuelle de logements qui maintient ce besoin sous tension, il sera nécessaire de revoir le programme quantitatif des logements et des locaux d’activité avec des niveaux de densification qui préservent la qualité du cadre de vie des usagers de l’habitat comme celui des activités et réfléchir aux solutions l’optimisation du plan de déplacements (intégration des services et commerces dans ce quartier, création d’emplois de proximité…) et à des pratiques de transport alternatives.

Pour que cette opération lancée depuis 5ans sans aucun début de réalisation aboutisse dans des conditions d’efficacité, de délai et de qualité optimales, il faudra respecter les principes suivants :
La reconnaissance de l’autorité de la commune dans la fixation des orientations, du programme, des modes de réalisation, avec une redéfinition de la gouvernance qui doit garantir toute sa place aux élus locaux;

  • Une actualisation des éléments du programme pour répondre aux nouveaux enjeux sociaux sociétaux, et environnementaux, avec une nouvelle hiérarchisation des différentes composantes économique, activités, habitat, loisirs et animation, enseignements, équipements publics et services, etc., en termes de densité comme de qualité ;
  • La mise en place d’un processus de réalisation visant à démultiplier les moyens pour accélérer le calendrier d’exécution, en instaurant notamment un partenariat avec le secteur privé, dans des conditions préalablement définies par la puissance publique et strictement contrôlées par elle ;
  • L’exigence d’une implication affirmée des collectivités régionale et départementale, qui doivent faire preuve d’une détermination plus résolue à mobiliser les moyens nécessaires pour la réalisation des investissements relevant de leurs compétences ;
  • Un dispositif permanent d’information de la population, de participation et de contribution à l’enrichissement des objectifs du projet, dont l’impact sera ressenti sur tout le territoire de la commune, et au-delà, ainsi qu’un processus obligeant la collectivité à rendre compte de son action.

Conclusions

Voilà donc ma vision sur vos préoccupations sur le domaine de l’AMENAGEMENT.

Il en ressort un élément important, on ne peut plus comme par le passé décider de l’aménagement du territoire seul dans son coin ou qu’entre professionnels, les aménageurs, architectes, bureaux d’étude qui sont précieux au montage de dossier.

Je prends l’engagement d’associer les habitants en amont de chaque décision d’aménagement qui vient impacter le cadre de vie futur de tous Saint-Paulois.

A votre contact depuis plusieurs semaines, je retiens 6 éléments importants :

  • Une forte demande de CONSULTATION CITOYENNE dans la mise en œuvre des politiques municipales,
  • Un impératif de véritable CONCERTATION préalable sur le contenu de tous projets d’aménagement ou d’urbanisation,
  • L’exercice du DROIT D’INVENTAIRE des projets en cours, avec une PAUSE dans l’exécution de certains d’entre eux, et la nécessité d’une concertation qui peut s’organiser sous forme de consultation citoyenne,
  • La nécessité de REEQUILIBRAGE entre le littoral, les mi-pentes et les hauts de Saint-Paul pour un développement équivalent des quartiers,
  • Enfin votre ATTACHEMENT A VOTRE QUARTIER et la nécessité d’une NOUVELLE ORGANISATION TERRITORIALE,
  • Une totale TRANSPARENCE et une obligation d’EVALUATION régulière de l’action communale,
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