Saint-Paul, les grandes préoccupations
Nous souhaitons vous consultez !

L’ACTION ECONOMIQUE AU SERVICE DE L’EMPLOI LOCAL,
L’ECONOMIE AU COEUR DE NOTRE PROGRAMME

Quand bien même on m’opposera que l’emploi ne relève pas des compétences réglementaires de la commune, j’en fais néanmoins et en toute connaissance de cause ma première priorité d’action !

Je ne crois aucunement que l’on puisse prétendre répondre durablement au chômage, notamment de nos jeunes, par les seules aides et allocations ; tant j’ai la conviction forte et éprouvée que la lutte pour des emplois permanents passera nécessairement par le développement multi-sectoriel de notre réseau d’entreprises artisanales et PME qu’il nous faudra dès lors attirer, accueillir et accompagner au besoin ; charge à la commune de s’organiser en conséquence et de rendre périodiquement compte de ses actions et résultats.

J’ai en effet la ferme ambition de contribuer à redonner à nos jeunes et à nos concitoyens, privés pour trop d’entre eux de toutes perspectives d’emploi véritable, les moyens d’accéder au monde du travail et d’être acteurs de leur vie.

Les constats dressés et les solutions ci-dessous exposées que je porte résolument avec mes colistiers, se veulent ambitieuses car devant être à la hauteur des enjeux et des difficultés économiques et sociales subies par le plus grand nombre.

Mes propositions d’actions découlent tout à la fois de mes conversations et d’échanges d’idées avec les opérateurs économiques tous secteurs confondus, les administrés de Saint-Paul, et de mon expérience d’élu et de chef d’entreprise.

Mon programme économique se veut donc efficace et aucunement idéologique car s’inspirant d’observations et de réflexions de terrain qui priment sur les théories et les discours.

Deux principes cardinaux structureront cette nouvelle approche :

  • Le pragmatisme : il ne saura être question de rajouter de la complexité à la complexité
  • L’efficacité de nos actions sous contrôle de performance.

A la suite de la consultation, j’en arrive à un diagnostic qui se décline en 6 constats. Je vous invite à consulter mon site « Unenouvellepage.re » pour prendre connaissance du rapport détaillé de ces différents constats.

6 PRINCIPAUX CONSTATS POUR AGIR : DIAGNOSTIC

1er constat - Une légitime ambition communale et intercommunale au bénéfice de tous :

Il ne m’a pas échappé et il convient de rappeler que le volet de l’action économique fait partie des compétences intercommunales mais pour autant, nul n’ignore que ce sont les élus de Saint Paul qui auront vocation à impulser l’action et les ambitions du TCO et qui devront dès lors être discutées, étendues et gagner en ambition en situation de forte urgence économique et sociale.

Saint Paul se doit en conséquence de reprendre sa place naturelle de locomotive et son rôle de force de propositions et d’innovations au sein du TCO et ce, au profit de tous ses membres et des Saint-Paulois.

2nd constat - Notre bataille acharnée pour l’emploi local pérenne :

Une ardente obligation et une priorité d’action pleinement assumées.

Le chômage est un véritable fléau pour la société réunionnaise, la zone Ouest et notre Commune (21.900 demandeurs d’emplois en septembre 2019, à Saint Paul), car touchant nombre d’entre nous, que ce soit personnellement, au travers de notre famille, d’amis ou de connaissances. Il conduit à des situations de précarité ne permettant plus de construire des projets de vie, de fonder une famille, de protéger les siens, place ceux qui en sont victime en état de dépendance et porte atteinte à leur dignité.

Nous devrons faire preuve de volontarisme et faire de sorte que les acteurs économiques présents et futurs développent leurs activités sur la commune de St Paul et y créent corrélativement des emplois durables dont nous avons tant besoin pour inverser la hausse de notre chômage ; ce qui nous conduira à user au plus vite de tous les moyens et dispositifs disponibles et à en imaginer d’autres.

De plus, Il ne s’agira pas de créer des emplois éphémères mais bien de veiller à leur pérennité.

Je ne veux pas admettre que notre chômage soit une fatalité et il n’est que temps d’y répondre aux niveaux communal et intercommunal par des actions concrètes, concertées, durables, quantifiables par les effets à en attendre et souples de mise en œuvre, et dont je rendrai périodiquement compte comme il se doit.

3ème constat - Une volonté d’entreprendre qu’il nous faudra accompagner et soutenir :

De par mes activités de chef d’entreprise, d’élu et les expériences de terrain qui me sont remontées, je dresse le constat optimiste que l’esprit d’entreprendre demeure extrêmement vivace, constitue un gisement extraordinaire même si présentement sous exploité mais toujours capable de répondre graduellement à la majeure partie des besoins de travail.

L’agriculture responsable à circuits-courts, les services, le tourisme (avec rééquilibrage dynamique en faveur des hauts : Maïdo ...), l’économie bleue (exploitation plus pertinente et respectueuses de notre belle façade maritime) et L’éco tourisme, font assurément partie de ces secteurs de croissance, qui constituent autant de gisements d’emplois et qui mériteront des développements programmatiques particuliers.

En nous appuyant sur les richesses, la diversité, les réserves foncières (dont les friches agricoles) de notre vaste territoire communal et sans moyens extraordinaires, j’affirme qu’il est possible de s’ouvrir à des activités innovantes et créatrices d’emplois, sous conditions impératives de disposer et d’offrir les bonnes formations précocement identifiées dans les secteurs visés et ce faisant, d’accompagner concrètement les porteurs de projets.

4ème constat - Un empilement d’acteurs et de dispositifs dispersés diversement inefficaces :

Il nous faut contribuer à surmonter une complexité d’accès à la création d’entreprises car frein majeur à celle des emplois.

Il existe paradoxalement une multiplicité de dispositifs d’aide à la création d’emplois mais ils s’avèrent complexes pour venir en aide à ceux privés d’emploi, voulant intégrer des structures existantes et créer leur emploi (auto entrepreneur) ou une entreprise. Leur faible efficacité fait globalement souci par la lourdeur voire la sophistication de certaines procédures d’accès.

La pluralité des structures intervenantes , de toutes natures et de tous statuts ( administrations , chambres consulaires , agences spécialisées .... ), et l’empilement des réglementations ( locales , nationales et européennes ) accentuent à l’usage les contraintes à la création et au développement des entreprises de petite et de taille moyenne qui souffrent trop souvent d’une connaissance imparfaite mais compréhensible des multiples dispositifs en vigueur ( juridiques, financiers, fiscaux, subventions nationales et européennes …. ) .

Je dresse ainsi le constat factuel et non polémique que nos institutions ont oublié qu’elles ne sauraient limiter leur action à l’administration du chômage par des dispositifs sans cesse plus nombreux, couteux et complexes de mise en œuvre et qu’elles se doivent aussi voire surtout de mobiliser leurs ressources humaines et financières en soutien efficace et proactif des créateurs d’emplois.

Je ne partagerai jamais la position de ceux qui s’en accommodant et qui ne proposent comme unique solution que l’augmentation mécanique des allocations de secours et/ou la création de pseudo emplois éphémères, faiblement qualifiants, financés par de l’argent public et pesant donc lourdement et le plus souvent vainement sur les finances communales mais, n’offrant hélas aucune perspective de qualification réelle et de plus, attribués dans les conditions contestables que l’on sait.

Il nous faut oser procéder différemment et élargir nos moyens d’action et notre « boite à outils ».

Toute solution pérenne ne peut se faire sans développement de notre tissu économique et plus concrètement, de nos entreprises de toutes tailles (dont PME) à accueillir à Saint Paul et donc, de tous ceux qui veulent y créer de l’activité et par voie de conséquence, de l’emploi durable.

Il n’est que temps que la commune leur réserve un bien meilleur accueil, s’organise en conséquence et le fasse savoir. Nous devrons en effet renforcer et entretenir notre attractivité.

5ème constat - Une pénurie de locaux et de zones d’activités :

A ces difficultés s’ajoutent le plus souvent et contre toute attente une pénurie des moyens d’accueil physique des entreprises, anéantissant nombre de projets et d’emplois induits, nonobstant l’importante réserve foncière de la commune durablement sous ou mal exploitée (zone oméga, front de mer de St Paul, friches agricoles de moyenne altitude …).

La rareté des terrains ou des locaux rapidement accessibles en toute transparence et à des conditions acceptables pour une première installation ou à l’occasion d’une extension d’activités constitue un dernier obstacle trop souvent infranchissable ; ce qui fonde une remise à plat en toute lisibilité de notre politique d’aménagement du territoire de la commune exposée par ailleurs (« aménager pour agir »).

6ème constat - Inadéquation de la formation professionnelle :

Malgré des moyens et les investissements consentis par les institutionnels et dont il ne faut pas minimiser l’importance, le constat est unanime tous secteurs confondus (agriculture, BTP, tourisme, services ...) : une offre souvent déconnectée des besoins évolutifs des entreprises, de par une trop grande latence entre les besoins exprimés par les professionnels, leur recensement et la mise en place de programmes de formation. Il est essentiel d’y répondre promptement ; notre lutte pour l’emploi y étant pour bonne partie liée car reposant aussi sur la montée en compétence des Saint-Paulois.

LES SOLUTIONS NECESSAIREMENT INDUITES

Suite aux différents états des lieux, il y a nécessité d’une action structurée et lisible pour rendre le territoire attractif, permettre la création de l’activité au profit de l’emploi local.

Pour ce faire, je vous propose pour la mandature 2020-2026 diverses solutions :

1. Création de la « Maison de l’économie, de l’emploi, de la formation et de l’insertion »

Solution ad hoc : la Commune créera une « Maison de l’économie, de l’emploi, de la formation et de l’insertion » ouverte à tous les secteurs d’activité, pour création ou pour renforcement des filières existantes. Pour ce faire, elle accompagnera les créateurs d’emplois dans l’accomplissement de leurs projets en leur offrant une réponse adaptée aux difficultés pratiques, lenteurs et freins qu’ils pourraient rencontrer sur notre territoire.

Elle sera dotée de conseillers contractuels rompus aux différents domaines de compétences nécessaires, qui rendront compte des résultats obtenus en produisant un état périodique d’avancement des dossiers dont ils auront eu la charge et de leurs retombées (emplois induits).

Pour améliorer l’efficacité de cette interface avec les différentes institutions et organismes concernés, la Commune favorisera les partenariats nécessaires avec les services de l’Etat, des collectivités, des chambres consulaires, des organismes professionnels, des organismes de formation et du secteur bancaire, de sorte que les conseillers bénéficient de circuits d’information permanente et d’un réseau identifié de correspondants et de partenaires dédiés.

Cette structure aura pour instructions (non limitatives) et donc pour missions expresses sous contrainte de résultats :

2. L’intervention communale sur le volet Formation :

  • 2.a : la mise en place d’une formation d’appui dédiée aux candidats à la création d’entreprise, à dispenser par des professionnels partenaires dans les domaines de la comptabilité, du droit des affaires, du financement ...)
  • 2.b : le renforcement pertinent et périodiquement actualisé de la formation professionnelle et de l’apprentissage.

Ce puissant levier à la création d’emplois est à approcher sous trois angles majeurs, tous 3 devant participer puissamment à la montée en compétence des Saint-Paulois en recherche d’emploi et ainsi, favoriser leur recrutement :

Angle réactif :  par une définition évolutive de la formation professionnelle par recensement permanent et centralisé des besoins devant conduire à des cartographies périodiques des attentes pour pouvoir y répondre en toute réactivité et en lien avec les acteurs publics et partenaires privés concernés.

Angle prospectif : l’évolution prévisionnelle des besoins de formation découlera également de notre politique d’aménagement du territoire (remise à plat et dûment formalisée en toute lisibilité) : tourisme et agriculture par ex. Nous reviendrons plus particulièrement sur ces 2 secteurs d’activité à fort potentiel qui méritent toute notre attention.

Angle de l’apprentissage : complémentairement à ce qui précède, j’ai la conviction forte car forgée par des expériences de terrain et mes conversations avec des acteurs économiques de toutes tailles, qu’il est également essentiel de favoriser le recours à l’apprentissage dans le secteur agricole par ex qui me paraît être devenu le parent pauvre de nos dispositifs de formation et des priorités communales.

3. Le pilotage, l’accompagnement des projets avec accès à l’information par guichet unique.

Cette maison de l’économie, de l’emploi, de la formation et de l’insertion interviendra gratuitement sous forme de Guichet unique pour guidage et suivi des projets de création et/ou d’extension d’activités et corrélativement, celui des emplois induits. Elle assurera aussi la mission de médiation.

Je souligne avec force que nos créateurs d’emploi ne sont ni juristes, ni banquiers, ni agents immobiliers et qu’ils ont à mobiliser toute leur énergie et le temps disponible dans le lancement et le développement de leurs affaires.

Il faut donc leur apporter l’appui et l’éclairage nécessaires dans ces divers domaines ; en lien constant avec les partenaires externes spécialisés et les institutions concernées ; ce qui fonde la raison d’être de cette maison de l’économie de la formation et de l’emploi.

Remarques et précisions sur ses missions :

3.1 : Ses actions en amont - Des précisions liminaires s’imposent :

Il ne s’agira aucunement pour la Commune via la Maison de l’économie, de l’emploi, de la formation et de l’insertion de s’arroger des compétences réglementaires incombant à l’Etat (Pôle Emploi notamment), à des collectivités (Région, Département.) et aux organismes consulaires, mais bien d’agir en toute complémentarité d’action.

Il ne s’agira donc pas davantage de concurrencer et moins encore de remplacer les dispositifs déjà proposés par des institutions (Etat, Région ...) ou par des organismes consulaires (CCI, Chambre des métiers) ou professionnels et moins encore, de se substituer aux chefs d’entreprise.

Il s’agira bien au contraire, très concrètement et en toute intelligence de situation :

  • A : de concentrer par commodité l’information nécessaire après inventaires périodiques des dispositifs en vigueur.
  • B : d’assurer en un seul lieu une coordination et un suivi des projets en lien étroit avec les divers partenaires intéressés, les institutionnels fonctionnellement compétents et les chefs d’entreprises. 
  • C : Mode opératoire : guichet et interlocuteur uniques :

Dans un souci d’efficacité et pour pertinence et constance d’action, l’entrepreneur profitera ainsi d’un interlocuteur unique, au fait de son dossier et maîtrisant l’ensemble des processus à mettre en œuvre, ce qui facilitera le recours aux dispositifs éligibles et aux locaux d’activité sur le territoire de la commune. Cet interlocuteur l’assistera de plus dans le suivi de ses démarches réglementaires, et/ou juridiques, et/ou administratives et/ou financières si souhaité par l’entrepreneur-investisseur. le but étant que les créateurs d’emplois disposent  ainsi ( pour ceux le souhaitant et au besoin ) :

  • D’une une information pertinente et synthétique
  • D’un accès facilité aux financements par accompagnement et, aux dispositifs de formation professionnelle
  • Accéder aux zones ou locaux d’activité sur le territoire communal dans le cadre d’une politique d’aménagement territoriale à réviser en conséquence.

Ce lieu ne saurait donc se limiter à un bureau d’information aussi utile puisse-t-il être, mais se veut avant tout une véritable cellule de service, d’appui, et d’action avec obligations de produire des résultats et de rendre compte en toute transparence. 

3.2 : Ses actions en aval - Informer, recenser et rendre compte par quartiers :

il s’agit également d’ancrer cette démarche concrète et pérenne de création d’emploi au cœur de la population de Saint Paul et de chaque quartier, de sorte les postes recherchés soient proposés par les créateurs d’emplois aux St Paulois , et que ceux-ci soient régulièrement informés des résultats obtenus (nombre d’emplois créés, nombre de contrats signés, etc.) .

Pour ce faire, la Commune constituera et tiendra à jour un fichier central de CV de demandeurs d’emploi répartis par zones d’habitat et par qualifications, dans lequel l’entrepreneur effectuera à tout moment sa sélection.

4. La signature de chartes de confiance - Obligations des entreprises

En contrepartie de ces services gratuits et facilitateurs, tout entrepreneur qui aura choisi d’y avoir recours s’engagera préalablement, solennellement et formellement par signature d’une charte de confiance, l’obligeant à déclarer au plus tôt ses besoins de formation et d’emploi dans le cadre de leur recensement permanent puis, à recruter en priorité et le moment venu dans le périmètre géographique de l’activité ou, si les compétences recherchées ne sont pas disponibles, dans les secteurs avoisinants relevant du territoire communal.

Cet engagement vise non seulement à assurer à la commune la juste contrepartie de ce qu’elle propose par la mise à disposition de ce service d’accompagnement économique et par sa politique d’aménagement de son territoire, mais s’inscrit aussi dans une volonté de soutien aux quartiers et dans une démarche éco responsable en réduisant le bilan carbone des déplacements.

5. Accès facilité mais conditionnel aux locaux et zones d’activité

Révision de la politique d’aménagement du territoire communal.

Sous conditions de signature de la charte de confiance à passer avec la Commune, des engagements pris en matières d’emploi local et d’expression précoce des besoins en formation …, les créateurs d’emploi pourront également disposer d’un accès facilité aux moyens physiques pour installation ou extension d’activités sur la commune de Saint Paul ; consécutivement à la nécessaire révision de l’aménagement de son territoire ( cf. « aménager pour agir » avec amorce de la révision du PLU …  ) et visant à une meilleure utilisation de ses réserves foncières pour création graduelle de zones et de locaux d’activité.  Le succès de cette mesure importante et structurante passera nécessairement par l’adhésion de tous les partenaires afin de mobiliser rapidement les dispositifs existants, et ce afin d’accéder à notre volonté commune : la lutte efficace contre le chômage.

6. L’emploi par le secteur agricole local - La Légumerie.

Un effort particulier sera mis en œuvre pour nos agriculteurs ; la Commune se devant de prêter son concours à la transition agricole et à l’ouverture aux nouvelles productions, en contribuant à l’accroissement de la consommation des productions vivrières locales, en particulier celles issues de la culture biologique, l’agriculture raisonnée tant pour le développement agricole que pour cause de santé publique – par l’approvisionnement des cantines scolaires, des crèches ou autres établissements par circuits courts.

En effet, A Saint-Paul sont servis tous les jours 15.000 repas, sur une année scolaire c’est environ 185 jours d’école, soit au total : 2.775.000 repas à servir. A ce jour, en raison des conditions du code des marchés publics et du cahier des charges des produits entrants, la mairie ne peut servir de menu équilibré avec des produits locaux, des produits que nous pouvons assurer la traçabilité.

A cet effet, la mairie interviendra concrètement par la création d’une légumerie au constat que les producteurs ne sont pas en mesure de satisfaire individuellement aux normes règlementaires et aux nouvelles pratiques, qui imposent la livraison de légumes prêts à cuire et nécessitant donc un investissement important en équipements de transformation. Pour améliorer l’accès à ce circuit d’écoulement important et régulier, la Commune prévoit ainsi de réaliser un équipement de légumerie qui recevra les produits bruts et assurera leur pré-transformation avant leur livraison aux cantines scolaires.

La composition des menus s’attachera à privilégier, à prix constant, l’utilisation des denrées fraîches produites localement, respectant leur saisonnalité, les compléments issus de l’importation n’étant utilisés qu’en complément.

Pour la filière agricole, la commune accompagnera donc le projet de mise en place d’une plateforme d’agriculteurs pour répondre aux exigences du code des marchés publics et du cahier des charges de fourniture des légumes pour les cantines.

Avec la mise en place de la plateforme des agriculteurs de Saint-Paul, la mairie de Saint-Paul entend donner toute sa place à ce secteur économique et accompagnera les acteurs par une politique volontariste :

  • Accompagnement et aide à l’écoulement de leur produit par la légumerie, la plateforme d’agriculteur, la restructuration des marchés forains pour les agriculteurs Saint-Paulois ;
  • La création de marchés de proximité avec une priorité et un accompagnement spécifique pour les agriculteurs du quartier, (marché de producteur)
  • L’aide à la création de bassin collectif de retenue d’eau en tenant compte de l’irrigation existante,
  • L’aide pour le désenclavement et l’entretien des chemins d’exploitations,
  • Un accompagnement et une valorisation communale des activités d’agri-tourisme -concertation à mener avec les agriculteurs concernés, dans une démarche de diversification. Un tourisme de proximité,
  • Enfin pour répondre à toutes ses attentes, les exigences et les évolutions de la profession la Mairie de Saint-Paul lancera la « Maison des Agriculteurs »

Conséquences directes notables : 

  • Création d’emplois dans la légumerie afin de parfaire l’écoulement de la production en circuit court
  • Nécessité de permettre l’exploitation de petites exploitations à tailles humaines sur des terrains qui demeurent inexploités à ce jour, faute notamment de projets rentables pour nos agriculteurs à l’heure actuelle. Il s’agira donc de travailler avec eux en direct afin de mettre en œuvre un programme de culture avec un tarif annuel garanti, permettant ainsi une diversification et un contrôle qualité.

7. La redynamisation des commerces de proximité

Nos commerçants qui ne s’y sont pas trompés au constat de la réaction quelque peu tardive et visiblement opportuniste de certains de nos élus contre des monopoles tendant à se renforcer. Il faut toutefois aller bien au-delà des seules incantations politiciennes de circonstance et passer aux actes !

Il est en effet impératif de préserver et développer un tissu économique vital pour notre économie locale et son corollaire l’emploi, pour notre pouvoir d’achat et pour le dynamisme de nos quartiers.

A l’échelon communal, outre le service d’appui économique proposé, il est également nécessaire de capitaliser sur l’animation et les flux de chalandise créés par les marchés de plein air pour qu’ils profitent aux commerces du centre-ville et des quartiers, afin d’en faire des centres commerciaux à ciel ouvert, avec une offre de stationnement amplifiée, sans asphyxier pour autant les centres urbains.

Rappelons avec insistance que nos centres villes se sont construits autour de ces commerces de proximité et qu’ils font intégralement partie de notre patrimoine à préserver. Nous devrons donc favoriser le dynamisme au travers du soutien à l’innovation et la diversification des activités en cœur de ville (que ce soit au travers des commerces ou de l’animation), tout en proposant un service d’accès à la ville diversifié (transport en commun de type tramway en pourtour de ville, faisant des arrêts stratégiques avec des liaisons de type vélos… cf volet aménagement)

8. Une politique volontariste du secteur du tourisme.

Le fort potentiel touristique de Saint-Paul doit devenir l’enjeu économique du territoire au profit de la croissance et de l’emploi local.

Le développement touristique de Saint-Paul doit se mettre en place par une politique volontariste qui intègre le littoral et les différents territoires de la commune.

De Saint-Paul à la Saline les bains, de Mafate à Ravine Daniel, la commune devra proposer un projet touristique de développement territorial durable.

Saint-Paul, ville d’art et de culture, ville sportive, dotée d’espace de pleine nature, disposant d’un patrimoine exceptionnel (Saint-Paul Berceau du peuplement de La Réunion) et d’une importante bande de littoral de sable et des plus belles montagnes doit devenir le territoire touristique de La Réunion.

En relation et en concertation avec les différents acteurs du tourisme, des habitants de la commune nous contribuerons à la mise en œuvre d’un projet stratégique et innovant de développement touristique durable.

Nous ferons du tourisme l’enjeu économique du territoire au profit de ses habitants et de l’emploi local.

Cette politique volontariste passe par l’inventaire et le diagnostic de l’offre touristique du territoire en matière de produits, de services, de sites et lieux remarquables, de notre patrimoine, de notre culture et de l’identité de chaque quartier.

Par la suite, un véritable parcours touristique sera mis en place pour les touristes locaux et ceux venant de l’extérieur en tenant compte de leur mode de consommation.

L’Européen n’a pas les mêmes habitudes que l’Indien ou le Chinois, nous devrons nous adapter et amener le niveau de compétence de nos équipes à la hauteur des exigences attendues.

Si nous voulons devenir le fleuron touristique de La Réunion et en être fier c’est à la mobilisation de l’action communale que nous y arriverons.

Enfin, cette politique volontariste passera par un rééquilibrage dynamique de l’offre entre le littoral et les hauts.

Dès notre arrivée à la gouvernance de la mairie, nous interviendrons sur des sujets prioritaires :

  • Le parc Hôtel du Maïdo,
  • L’accès à la baignade sur les plages abandonnées de Saint-Gilles-les Bains,
  • L’éco tourisme et le développement des hauts, du cirque de Mafate,
  • L’élaboration d’une stratégie des activités pleines natures, de randonnée, de circuit,
  • La concertation avec les agriculteurs pour la mise en place du développement des hauts qui passe par l’agri-tourisme, de l’accompagnement et la transformation des produits du terroir. Pour les prochaines années, l’agriculteur deviendra un acteur incontournable de notre développement touristique des hauts,
  • Rendre le territoire attractif et permettre l’installation de nouvelles structures, de nouveaux acteurs seront l’une de nos priorités. Cela devra se faire en concertation pour la formation et l’emploi des Saint-Paulois,
Retour en haut