Saint-Paul, les grandes préoccupations
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Le Constat

Jusqu’à présent, la Ville de Saint Paul n’a pas su comprendre les enjeux environnementaux, climatiques et ce qu’était réellement le Développement Durable, qui semble rester un concept nébuleux.

Peu d’actions se sont enclenchées en faveur de ces domaines alors qu’ils impactent clairement notre quotidien, durablement, malgré quelques affichages dont les actes ont été limités dans la durée.

Pourtant, les conséquences de ces négligences ou du manque d’ambition se font ressentir et nous ne devons pas être résignés face à cet immobilisme constant.

L’érosion côtière, la crise requin, la difficile évolution positive du récif corallien due notamment aux pollutions des déchets mis dans les ravines ou de nos crèmes…, tout cela impacte nos ressources et donc nos filières pêche, tourisme maritime et loisirs aquatiques, comme cela impacte la qualité de notre air.

Les incivilités répétées, le recours aux pesticides jusque dans les cours des particuliers, influent sur la qualité de l’eau que nous buvons et de nos aliments.

Le recours à l’imperméabilisation des sols de façon quasi systématique même pour les rares portions de pistes cyclables, le manque de sécurisation des cyclistes, l’offre de transport insuffisante majoritairement inaccessible aux personnes âgées ou porteuses de handicap, et obligeant parfois les personnes de quartiers proches à des détours par la gare routière de Saint Paul engendrent, notamment les jours de marchés, une asphyxie des centres villes, un désamour de la mobilité douce en faveur du tout-auto, et, favorisent le réchauffement climatique.

Cette liste non exhaustive démontre que le chemin est encore long avant d’atteindre des objectifs vertueux d’autonomie énergétique, ou de service public exemplaire, de grande qualité, en faveur d’un Saint Paul agréable à tous les instants de notre vie.

L’affaire de tous !

Avoir une politique environnementale et de développement durable ne peut réussir si ces domaines restent cloisonnés. Il est impératif d’impulser une transversalité afin d’étendre l’efficacité de l’action publique. Par exemple, les politiques d’aménagement du territoire ou de mobilité ne peuvent plus s’entendre sans ces deux notions fondamentales.

En termes d’environnement, cela s’entend par la nécessité de retrouver des quartiers propres avec une maîtrise des déchets et des pollutions. Notre territoire est vaste donnant lieu à différents micros climats et à des quartiers avec une identité singulière à chacun. Saint Paul est riche d’un Parc Naturel, d’une Réserve Marine et d’une Réserve de l’Etang. Cela démontre nos atouts à protéger pour notre cadre de vie et les générations futures. La Ville seule ne pourra pas tout. L’éducation reste la clé de la réussite de mise en œuvre de cette politique environnementale. Je ne parle pas uniquement d’une sensibilisation à l’école mais bien à chaque instant de notre vie.

En termes de développement durable, cela passe également par ce que nous produisons sur le territoire, que ce soit en termes d’énergie, d’eau que nous buvons ou de produits agricoles qui sont impactant sur la santé publique…

La Ville se doit d’être exemplaire dans ce domaine et ne plus faire preuve de frilosité sur de grands projets. Pour autant, cela doit s’accompagner d’une mise en œuvre qui ne soit pas nécessairement perçue par les usagers comme des contraintes. Nous devons sans cesse expliquer pourquoi nous agissons et comment nous agirons.

Il faudra que tout le monde prenne cependant conscience que si la politique se veut ambitieuse pour le bien de tous, il faudra que chacun puisse faire un pas vers ce « mieux être » et la préservation de nos patrimoines environnementaux.

Pour une efficacité totale, je réclame un Droit à expérimentation afin que chacun s’approprie sa Ville et se sente légitimement concerné.

Des solutions !

1) La Production d’énergie

Un audit afin de voir où la commue pouvait réaliser les économies d’énergies et donc les économies sur la facture.

  • Investir fortement, afin de réduire les factures (ex : installation de luminaires solaires intelligents, pour plus de sécurité, sans réseau, prioritairement, dans les nouveaux quartiers tels que Sans Souci ou l’Ecocité, et dans les quartiers ou la couverture luminaire n’était pas suffisante, comme Laperrière).
  • Profiter de nos toitures publiques pour atteindre l’autonomie énergétique et rattacher nos bornes de recharges des véhicules électriques à ce réseau.
  • Profiter de nos toitures pour faire baisser la température en aménageant des toitures végétales où nous pourront également accueillir des ruches municipales afin de voir revenir les guêpes et abeilles, actuellement menacées.

2) Protection de la ressource « EAU »

  • Pour pallier au gaspillage des pompages faits dans l’Etang de Saint Paul ou grâce au captage fait sur les bassins AIGRETTES, CORMORANS ou BASSIN MALHEUR, puis pour que Mafate bénéficie d’un service d’acheminement d’une eau de qualité : installer des solutions alternatives pour capter l’eau dans l’atmosphère, que ce soit sous forme de fontaine de bureau ou de capteur de rosée pour les hauts.

3) Gestion des espaces publics

  • Arrêt de l’utilisation du bois dans le mobilier urbain en généralisant le plastique recyclé qui entre dans la filière durable, de même aspect, dont le coût d’investissement est plus fort mais dont le coût d’entretien est quasi nul en commençant par l’Eperon où l’aire de jeu qui, non encore livrée, avait connu des lattes de bois brisées et devenues dangereuses pour les usagers.
  • Conventionner avec les familles qui parfois ne peuvent faire supporter le coût d’un nettoyage récurrent de leurs terrains en friche dans les centres villes et centres bourgs, pour que la Ville installe des petits jardins publics garnis de plantes majoritairement « utilitaires » (aromatiques, bâton mouroung…) afin d’aider à la fréquentation des sites, diminuer le budget des familles destinés à ces achats, et/ou des places de parkings non ouvragés sur ces espaces qui restent la propriété des familles et traiter la problématique de la dengue, du manque d’espace de repos et parkings, de notre climat chaud, au lieu d’une politique de verbalisation systématique.
  • A défaut de convention et d’entretien, il est évidemment, la politique commune de verbalisation aura cours.

  • Par ailleurs, la propreté de l’ensemble des quartiers doit être gérée de manière identique. Villèle ne peut plus être à part et être dépendante des contrats du moment. Nos équipes doivent être déployées de façon efficace sur l’ensemble du territoire et il ne pourra plus être toléré que les friches servent de déchèterie sauvage.
  • La tolérance 0 doit s’appliquer en matière de pollution.

  • Rééquilibrage du territoire par la création d’une déchèterie supplémentaire entre les quartiers du Hangar et du Ruisseau, dans le but de connaître une équité dans le service public et dans la mise en œuvre volontariste de notre politique environnementale.
  • Ré-use systématique des déchets verts
  • La Ville de Saint Paul reste une ville à majorité rurale avec un très grand nombre d’espaces verts. Une formation des agents doit régulièrement se tenir pour les former aux différentes techniques concernant les déchets de tonte… avec une répétition pour acquérir de nouveaux automatismes dans les comportements.

  • Restauration écologique des grands espaces

    Que ce soit dans les espaces verts, de savane (parc belvédère) ou au niveau des récifs coralliens, nous favoriserons les projets de restauration écologique avec la création d’arboretum.

    Il faut tout de même s’entendre sur ce point. On sait que des espèces présentent avant l’arrivée de l’homme ont été déplacées ou n’existent plus. Le climat a changé, l’urbanisation galopante a modifié les paysages et les usages.

    La Savane par exemple avait une orientation agricole puis est maintenant devenue un espace de respiration avec l’arrivée des arcades. Nous ne pourrons jamais retrouver un état originel complet.

    Aussi, lorsque nous parlons de restauration écologique, nous souhaitons être au plus près de ce qui était, avec la composition de tous ces nouveaux facteurs.

  • Retrouver l’identité des quartiers par la flore.
  • Par exemple, nous savons que nous arrivons dans la côte 11% de Plateau Caillou grâce à cette haie magnifique de bougainvilliers. Nous savons que nous entrons à Saint Gilles les Hauts, surtout quand les jacarandas sont en fleur. Plusieurs de nos quartiers ou de nos rues sont baptisés par des noms d’arbres : Tan Rouge, Bois de Nèfles, Palmiste… et il est donc logique d’aller rechercher dans la mémoire de nos anciens l’identité de nos quartiers afin de retrouver ce patrimoine.
    La pépinière de Cambaie trouvera une production plus adaptée et qu’elle serve de réel lieu de production pour les espaces du littoral et de basse pente. Nous devrons alors également aménager un nouveau lieu de production pour des espèces qui supporteraient moins de chaleur afin de les replanter dans leur milieu.

  • Lutte contre l’érosion côtière qui est un phénomène naturel accéléré par l’anthropisation. Nous avons la possibilité de ralentir le processus pour donner aux générations futures la possibilité de connaître un littoral composé de nos plages. La replantation est des bords de mer avec des espèces adaptées (patate à Durand…), et permettant le retour des tortues, est une action simple et efficace à mettre en œuvre immédiatement à mener sur l’ensemble des plages concernées, allant de Cambaie jusqu’à Trou d’Eau.

4) Gestion des déchets / Economie circulaire

C’est ici que le droit à l’expérimentation me paraît prendre une grande part.

Il y a plusieurs années que nous trions nos déchets sans pour autant avoir réussi le pari de les réduire véritablement alors que les coûts ont explosé. Il faudra mettre en œuvre de vraies solutions tout en allégeant la facture.

  • Accentuer les sensibilisations auprès des scolaires et travailler avec le Département pour que les acquis du primaire continuent à perdurer après 10 ans.
  • Nous devons donc faire l’expérience des propositions de nos porteurs de projets, qui sont très imaginatifs en la matière.

Le compacteur pourra ainsi faire le lien avec les FABLAB qui ont besoin de ces matériaux pour leurs réalisations, ou encore avec une plateforme de découpe moléculaire, transformant l’ensemble des plastiques (même mous) en hydrocarbures (qui pourront être utilisés dans nos équipements thermiques (souffleurs…)), jusqu’à ce que nous arrivions à des appareils électriques respectueux de l’environnement.

Tout cela entre pleinement dans la boucle de l’économie circulaire avec un taux d’export de nos déchets plastiques drastiquement réduit.

Les cimetières seront alors équipés de bacs de tris sélectifs afin de séparer le plastique des déchets verts (nécessitant également un bac spécifique pour la ré-use dont nous parlions avant), tout comme les évènementiels de la commune.

Les marchés forains et les cantines devront également connaître un traitement spécifique.

Ce ne sont pas moins de 69 écoles sur la commune avec un grand marché forain et ceux de quartiers existants ou que nous voulons créer. Tout cela engendre du déchet qui reste à la charge unique de la commune.

Il faut donc :

  • Pour les écoles : se doter de tables de tri (pour la pédagogie auprès des enfants dès le plus jeune âge et ainsi instaurer des automatismes de comportement vertueux), ainsi que d’un système de composteur afin de pouvoir réutiliser ces composts de grandes échelles dans nos espaces publics et/ou en distribution gratuite à ceux qui en ferait la demande (après analyse évidemment).
  • Pour les déchets du marché forain, se doter d’unités de méthanisation afin de valoriser ce qui peut l’être en électricité.
  • La mise en plus d’une légumerie sur Saint-Paul au profit des cantines scolaires permettra la diminution et le traitement des déchets des fruits et légumes

5) Les transports et le logement

La question des transports et du logement est à mettre en perspective avec la politique d’aménagement du territoire, mais il est évident que plus de place doit être faite aux transports alternatifs à la voiture, de façon réfléchie (on trouve aujourd’hui des voies réservées inutilisées puisqu’elles ne correspondent pas à un angle de retournement optimal…), avec une offre de qualité qui correspond :

  • Aux attentes du territoire. Les habitants de La Rue Jacquot ne devraient pas avoir à retourner en Ville de Saint Paul pour rallier Savannah alors qu’il suffit de 2 min en voiture ;
  • Et en accès à tous (fauteuils, poussettes, personnes avec ses courses, personnes âgées).

Il est aussi évident que pour toute nouvelle construction, il faudra penser à la ventilation naturelle, aux orientations pour limiter les impacts thermiques, aux espaces verts et jardins collectifs … et appliquer ces mesures aux réhabilitations dès que le cadre le permet pour limiter les climatisations, faire augmenter le pouvoir d’achat et répondre à nos traditions dans le respect de notre cadre de vie.

Vous l’aurez compris, il n’est plus temps de se poser des questions. Il est temps de réagir et d’agir ENFIN, VRAIMENT !

Il n’est plus temps de considérer l’environnement comme de la simple protection des oiseaux et des fleurs. Ces domaines d’action auront des conséquences positives sur l’emploi, le transport, le logement, la santé, l’alimentation, et notamment sur la qualité des repas proposés dans nos cantines…

Des solutions simples développées ci-avant peuvent être mises en œuvre dès notre arrivée pour que l’Homme dans sa Ville prenne sa place et sa responsabilité face à ces enjeux fondamentaux pour notre devenir et notre bien-être. C’est ici que le droit à l’expérimentation me paraît prendre une grande part.

D- La Participation Citoyenne

Une mairie ne peut arriver à elle seule à atteindre les objectifs des bonnes pratiques du développement durable. La participation de tous est une force, mais aussi une condition d’un développement durable équitable et solidaire.

Le développement durable, ça passe aussi par une démarche citoyenne locale !

Interpeller, rencontrer, proposer, accompagner, évaluer, c’est aussi le rôle de tout citoyen vis-à-vis de sa commune.

La vie associative communale est un formidable réservoir de forces vives locales, un vivier d’idées et de savoirs, un réseau de personnes engagées dans une grande diversité de domaines.

La commune devra se poser les bonnes questions pour la participation citoyenne :

  • Comment mobiliser des associations autour d’interpellations locales ?
  • Comment s’organiser en groupe local ?
  • Comment se fixer un plan d’action ?
  • Comment communiquer vers les citoyens ?
  • Comment solliciter la participation citoyenne et pourquoi ?

Parce que la participation des citoyens à la vie politique est un excellent complément de la démocratie représentative.

Lors de son vote, le citoyen se prononce sur le candidat, sur sa liste, sur les grands projets mais malheureusement une fois en place les nouveaux dirigeants leur donnent moins souvent l’occasion de se prononcer sur la stratégie, les objectifs précis et les moyens qui seront mobilisés ; enfin, elles n’autorisent pas les citoyens à se prononcer sur des cas concrets.

Or, le concret, c’est bien la nécessité pour la mise en œuvre des projets et l’adhésion des citoyens.

Il n’y a pas d’un côté les « experts » (administration) ou les élus, et de l’autre les «simples citoyens».

L’interaction entre les différents acteurs est une condition à la mise en place d’une politique durable.

La concertation, la participation des habitants et des forces vives locales démultiplient le potentiel de réflexion et d’action. Et puis, nous sommes à une époque où les décisions adoptées « en haut lieu » et basées sur un modèle hiérarchique n’ont plus la cote.

Consulter les habitants de la commune, c’est recueillir une meilleure adhésion de leur part aux projets mis en œuvre. Les décisions ne sont-elles pas mieux acceptées quand les habitants s’en sentent co-responsables et partagent les objectifs poursuivis ?

La participation citoyenne peut en outre réveiller l’intérêt pour la chose publique à travers la sensation d’être écouté et associé à la prise de décisions.

La participation ne peut apporter que du bon, c’est le choix que je fais pour la nouvelle mandature. Dès notre arrivée en mairie, je m’engage à mettre en place les outils de consultation, de participation et de concertation avec les citoyens de chaque quartier sur les projets d’aménagement qui auront un impact sur leur quotidien.

E- Plan Communal de Développement Durable

Le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins” (Rapport Brundtland – 1987).

Je partage et je m’appuie sur la définition du développement durable qui s’organise sur quatre grands principes :

  • L’équité sociale – Solidarité dans le temps et l’espace
  • L’efficacité économique – Se développer dans la durée, choisir des solutions les plus viables économiquement
  • La protection de l’environnement – Responsabilité, prévention, précaution
  • La gouvernance – Démocratisation des modes de décision, participation de la population aux décisions.

C’est dans cette démarche que depuis plusieurs mois je parcours le territoire à votre rencontre pour la Co-Construction du programme municipal 2020-2026.

Par la lecture du programme, vous pouvez le constater et comprendre mon profond respect pour cette démarche. Il ne s’agit pas simplement de le dire mais de le mettre en pratique.

Dès notre arrivée en mairie, je m’engage à la mise en place d’un Plan Communal de Développement Durable en concertation avec la population, les associations, afin de définir les actions prioritaires et les mesures à prendre sur les 6 prochaines années.

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